POUR UN DEVELOPPEMT AGRICOLE ET RURAL DURABLE (20.06.11)

1.    Introduction :
Les FDU-INKINGI constituent un parti politique formé par des citoyens ayant une communauté d’idées et une conviction commune quant aux approches et stratégies pour :
–       construire un Etat de droit  sous-tendu par une démocratie pluraliste et une justice équitable, caractérisé par l’égalité des chances et une équité sociale ;
–       créer un environnement propice au développement durable du pays qui doit déboucher sur le bien être social du tout le peuple rwandais.
C’est pourquoi, compte tenu du contexte actuel, le développement économique devra se préoccuper de donner une réponse forte à la paupérisation du monde rural et à l’insertion socio-économique des jeunes : deux enjeux majeurs vecteurs d’exclusions et de violences sociales.
Pour un pays dont l’économie est basée sur l’agriculture, le développement de ce secteur est un préalable pour l’industrialisation et le développement des services à haute valeur ajoutée. C’est quand l’amélioration du niveau de revenu des agriculteurs est réalisée qu’il y a une demande accrue des biens manufacturés et des services, qui à son tour induits la création de nouvelles industries et services viables.
La politique agricole doit donc promouvoir l’exploitation familiale et rechercher la sécurité alimentaire des agriculteurs, notamment par l’accroissement des revenus et du pouvoir d’achat du producteur, ce qui devra entrainer aussi l’accroissement du marché intérieur. Chaque rwandais doit pouvoir manger à sa faim.
Nous attirons enfin le lecteur de prendre avec beaucoup de précaution les données agricoles présentées par le gouvernement. Le désintérêt manifeste du régime pour le monde rural fait que les chiffres présentés sont très approximatifs car peu basés sur la vraie vie de chaque jour de la paysannerie que ses fonctionnaires urbains ne connaissent pas. Par la connaissance qu’elles ont de la réalité rurale et de par son engagement pour le mouvement émancipatoire paysan, les FDU Inkingi promettent de corriger le tir en présentant des chiffres, des analyses et des conclusions tirées sur des faits réels, donc fiables.
2.    Le Contexte
Les politiques économiques actuelles se sont peu préoccupées de l’économie rurale. Les capacités d’investissement du monde rural se sont vues réduites car dépouillées par le transfert de son épargne vers la ville, par la détermination défavorable des prix des produits agricoles et par l’imposition d’une fiscalité ruineuse, notamment sur le café et le thé. C’est uniquement grâce à leur ingéniosité que les paysans se sont débrouillés pour continuer à financer eux-mêmes le monde rural et assurer leur survie. Toutefois, cet environnement économique ne leur permet pas de couvrir les frais de santé de base et les besoins pour l’éducation de leurs enfants, alors que la scolarisation est un instrument d’émancipation et de justice sociale.
Les FDU constatent donc que la politique économique actuelle ne profite qu’à une très petite minorité urbaine qui vit dans l’opulence alors que la majorité de la population vit dans une pauvreté abjecte ; la plupart des rwandais ne réussissent pas à couvrir leurs besoins alimentaires minimaux. Ajouter à cela que l’essentiel des capacités des secteurs économiques florissants est tiré de la rapine guerrière, il est aisé de comprendre que le sort de la paysannerie et du lumpenprolétariat urbain, principales forces productives, se désintègrent inexorablement. L’affairisme commercial spéculatif au développement singulier, constaté dans la capitale Kigali et présenté par le régime en place comme la vitrine du dynamisme économique du pays, cache en fin de compte une profonde misère du monde rural et péri-urbain.
Le Rwanda est actuellement dirigé par une oligarchie constituée désormais par un petit groupuscule de personnes, qui prend en otage tout le peuple rwandais et marginalise la majorité des rwandais réduits aux citoyens de seconde zone. Et le rêve tant vanté de faire du Rwanda un Singapour africain risque de se réaliser au seul profit d’une infime partie d’une bourgeoisie bureaucratique, sectaire et affairiste, laissant la majorité de la population vivre un tragique cauchemar de misère à laquelle ils ne survivront pas.
3.            La problématique des politiques imposées aux rwandais par le FPR
Selon la Vision 2020, le gouvernement du FPR chercherait à transformer fondamentalement le Rwanda en un pays à revenus moyens pour l’année 2020. Cela exige d’atteindre un revenu moyen par habitant annuel de 900 US$ (220 $ US en 2000), un taux de pauvreté de 30 % (contre 60.4 % en 2000) et une espérance de vie moyenne de 55 ans (contre 49 ans en 2000).
L’orientation de la politique agricole serait revue pour promouvoir l’intensification afin d’augmenter la productivité et de réaliser des taux de croissance de 4.5 % à 5 % par an, par la production de cultures de grande valeur et une gestion moderne de l’élevage. La vision viserait à remplacer l’agriculture de subsistance par un secteur agricole totalement monétisé et commercial d’ici 2020. C’est ainsi que la monoculture, notamment du maïs, a été poussée à l’extrême, imposée par l’administration locale jusqu’à arracher des cultures des paysans. Certains se voient imposées de nouvelles cultures d’exportation telles que les fleurs sans aucune utilité alimentaire directe et qui fragilisent leur sécurité alimentaire, notamment en cas d’aléas climatiques d’une part, surtout à cause des prix non rémunérateurs imposés par des sociétés commerciales ou de transformations initiées par le FPR. Ces choix politiques ont provoqué la famine et la malnutrition dans plusieurs régions du pays et ont provoqué des effets inverses aux solutions recherchées.
D’autre part, le regroupement forcé des paysans dans des hameaux stratégiques abusivement appelés «Imidugudu» et le squattage illégal des terres, ont désorganisé les structures agraires et foncières. La réforme agraire dans sa forme actuelle spolie les paysans de leur principale ressource (la terre) aux profits des grands dignitaires du régime, notamment les Généraux de l’APR et les sociétés étrangères surtout des firmes anglo-américaines (Eco-fuels Global LLC – USA et Eco Positive Ltd – UK) qui ont obtenu les contrats de plantation de Jatropha pour la  production de bio-fuels.
a.                    Monopolisation de la filière des secteurs secondaire et tertiaire par le FPR
La privatisation tout azimut des sociétés publiques pour « améliorer leur gestion et leur rentabilité » a induit une distorsion qui nuit au développement durable du secteur privé. En effet, non seulement les actifs ont été vendus des prix dérisoires mais, et pire encore, ces sociétés ont aboutis dans les mains soit de la branche commerciale du FPR, TRISTAR Investment (tel que RwandaCell), ou de ses amis redevables au FPR. TRISTAR serait également actionnaire dans la transformation des produits agricoles avec INYANGE Industries, dans le commerce général avec «  UMUTARA enterprises », dans le bâtiment avec NDP COTRACO, etc. ; TRISTAR détiendrait également le monopole dans le commerce du café rwandais via sa branche BOURBON Coffee et contrôlerait l’octroi des marchés publics via « Rwanda Investment Group » (“RIG”).
Cette omniprésence directe ou indirecte du FPR dans les secteurs productifs constitue une situation fragrante de conflits d’intérêt qui entrave toute objectivité du gouvernement dans son rôle d’arbitre et de mises en place des politiques économiques. De plus, non seulement cette situation engendre une concurrence déloyale vis-à-vis des autres acteurs économiques, mais elle impose aussi un monopole de fait des opérateurs du Secteur secondaire et tertiaire sous le joug du FPR, qui imposent aux producteurs leurs prix. Les agriculteurs deviennent ainsi otages d’un système qui leur impose la monoculture, sans que les revenus qu’ils en tirent puissent couvrir les dépenses des denrées alimentaires qu’ils ne produisent pas eux-mêmes. Par surcroît, ces politiques inhibent donc toute créativité, efficacité et productivité, et handicapent le développement du secteur privé en général.
b.                    Un développement de façade
Les indicateurs économiques officiels manipulés cachent mal une paupérisation croissante des populations périurbaines et la misère extrême des populations rurales.
Selon un récent rapport de la CIA (2009 CIA WorldFactBook), le Rwanda consacre environ 3% de son PIB aux dépenses militaires, ce qui le hisse au 27ème rang mondial. Cependant, selon le Rapport mondial sur le développement humain de la même période (2009), le Rwanda occupe le 167ème rang en termes de développement humain. Cet écart de classement selon les deux indicateurs illustre bien l’importance accordée aux dépenses militaires au détriment du développement socio-économique du pays, notamment en matière d’éducation, de santé et de l’agriculture. Or ces dépenses sont dues principalement qu’à la sauvegarde de la dictature en place qui se refuse à l’ouverture démocratique et crée ainsi une situation d’insécurité permanente potentiellement explosive.
Les données de l’enquête des ménages 2005/2006, indiquent que le taux de pauvreté (personnes vivant sous le seuil de la pauvreté) est d’environ 60% dont 90% d’entre vivent en milieu rural. Ces données indiquent que ce taux est en diminution par rapport la situation de 2000/2001 ; mais en termes absolus, due à la croissance de la population, le nombre de d’individus vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 4,8 million à 5,4 millions.
Selon le Rapport mondial sur le développement humain 2009, environ 40% de la richesse du pays est détenu par les 10% les plus riches alors les 10% les plus pauvres ne détiennent que 2% de la richesse du pays. Le Rwanda se développe donc à deux vitesses ; toutes les richesses s’accumulent à Kigali et quelques autres centres urbains, alors que le milieu rural est abandonné à lui-même. Alors que 12% de l’aide internationale en 2005 ont été alloués à la sécurité pour protéger le régime et assurer sa survie, l´agriculture qui fait vivre plus de 95% de la population n’en a reçu que 1%. Ces statistiques suggèrent que les politiques économiques actuelles ne contribuent que d’une manière marginale à la réduction de la pauvreté.
Alors que le Rwanda est présenté comme un succès économique, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a fait une évaluation de mi-parcours de la Vision 2020 et y constate une situation plutôt désastreuse :
–       La pauvreté gagne du terrain et frappe 62 % de la population rurale, alors que cette proportion était de 50 % en 1990; près du tiers de la population rwandaise souffre de carences alimentaires;
–       L’écart entre les riches et les pauvres atteint un niveau record et place le Rwanda dans les 15 premiers centiles des pays les plus inégalitaires au monde (GINI[1]= 0,51 en 2006). Il important de noter que cet indice est en augmentation depuis 2000/2001 (47%) ;
–       Moins de 45 % des enfants terminent l’école primaire, alors que la moyenne de l’Afrique subsaharienne est de 60 %. Le taux brut de scolarisation au secondaire est de 17 %, comparativement à 28 % pour l’Afrique subsaharienne ;
Malgré la manipulation des statistiques, la situation n’a pas beaucoup évoluée comme le montre le rapport du PNUD pour l’année 2010. Sur cette base, l’indice GINI atteindrait 46,7% ; la population sous le seuil de la pauvreté serait de 56,9%. Les bourses d’études pour les enfants pauvres ont été coupées depuis 2011 ; les portes de l’Université leur sont donc ainsi fermées.
4.            Les solutions  des FDU pour un développement  économique équitable.
4.1  Un développement économique équitable.
Le redressement économique s’inscrira à la fois dans un plan de développement national et dans une perspective d’intégration régionale. Les FDU-Inkingi veulent œuvrer pour une économie basée sur la liberté d’entreprise et conciliant avec les droits sociaux liés au travail, la responsabilité sociale de l’entreprise et le développement durable.
Les mesures globales proposées pour améliorer la situation économique seront axées sur :
–          (i) la mise en place des outils législatifs qui limitent l’ingérence des acteurs politiques dans l’appareil productif pour se consacrer à la mise en place des politiques;
–          (ii) le rééquilibrage des dépenses publiques en priorisant les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture;
–          (iii) l’équité salariale entre les différents niveaux des employés de l’État qui reflète ces priorités.
4.2  Un développement agricole basé sur la souveraineté alimentaire.
Par souveraineté alimentaire, il convient d’entendre le droit et le devoir de la paysannerie et de l’Etat à nourrir sa population, à se protéger contre des importations agricoles à très bas prix et donc à conduire une politique agricole qui :
–          donne la priorité à une production locale durable,
–          garantit des prix agricoles couvrant les côuts de production,
–          facilite l’accès des paysans et des paysannes à la terre, à l’eau, aux semences et au crédit à long terme,
–          se bat contre l’accaparement des terres par une poignée de propriétaires absents (fonctionnaires et entrepreneurs du dimanche) et des multinationals de l’agrocarburant,
–          enfin, sauvegarde le patrimoine génétique, culturel et environnemental.
4.3  Une réorientation participative de la production agricole.
Les réformes agricoles nécessaires ne doivent pas être imposées de façon brutale aux agriculteurs. Pour stimuler ces opérateurs économiques à adhérer aux transformations qui s’imposent, ces réformes doivent être accompagnées par des mesures appropriées d’incitation.
Il va sans dire qu’il faudra engager une réforme agraire qui mette fin au système d’héritage actuel et à la parcellisation progressive des terres, néanmoins cette réforme ne doit pas spolier les producteurs de leurs terres pour les concentrer dans des mains des plus nantis.
Les FDU-Inkingi s’engagent à mettre au point des systèmes de crédit foncier à long terme, susceptibles de permettre : une bonne production ; une indemnisation des ayant-droits ; de sauvegarder l’unicité des lots. Des lots agricoles indivisibles seront gérés par l’organisation foncière familiale. Parallèlement, l’impôt foncier différencié selon les potentialités de revenu agricole par région devrait permettre une meilleure utilisation du patrimoine foncier.
La politique actuelle de villagisation imposée sera proscrite, car elle tue l’initiative privée et met profondément en cause le droit à la propriété foncière des individus et des familles. Les FDU-Inkingi mettront en place une politique agricole qui privilégiera aussi des programmes d’investissement à haute intensité de main-d’œuvre tels que l’investissement dans la gestion durable des ressources naturelles (eaux, sols-terrasses radicales, végétation), en particulier l’aménagement des marais et les plaines de l’Est, du Bugesera, de Rusumo et du Mutara en vue de développer une agriculture irriguée.
La relance de la production agricole sera  basée sur :
–          la participation paysanne où le chercheur, le vulgarisateur et le paysan deviennent partenaires et travaillent de concert et où les communautés locales ou par les structures privées prennent progressivement en charge le coût de la vulgarisation ;
–          l’association de l’agriculture à l’élevage ;
–          la régionalisation des cultures pour spécialiser l’agriculteur dans des produits à haut rendement afin qu’il puisse tirer profit de l’économie de marché, permettre l’échange entre les régions et lui procurer un revenu agricole substantiel;
–          la promotion des filières de production pour provoquer des effets induits dans les secteurs secondaires et tertiaires ;
–          le désengorgement progressif de l’agriculture : promouvoir de façon prioritaire en ville et en milieu rural les emplois non agricoles (artisanats divers, services, industries…) ;
Pour rationaliser l’utilisation des sols, la régionalisation des cultures s’impose. Elle passe d’abord par un choix raisonné des filières des cultures d’intensification par région agro-climatique, selon les critères suivants :
–          La productivité qui va de paire avec une réallocation et une meilleure utilisation des terres;
–          La rentabilité financière des investissements et des autres facteurs de production (terres, main d’œuvre, intrants..);
–          La monétarisation pour générer de revenus qui augmentent le pouvoir d’achat et de consommation intérieure (cultures de rente ou de substitution aux importations) nécessaire pour le développement du secteur secondaire;
–          Les effets induits potentiels aux autres secteurs (secondaire et tertiaire) et de création d’emploi (filières : production ?transformation/stockage?commercialisation) ;
–          L’équilibre alimentaire pour éviter l’érosion des budgets des ménages et de l’Etat par des maladies découlant de la malnutrition, ainsi que les faibles rendements du travail ;
–          Cultures de réserve pour pallier aux aléas climatiques et de lourdes charges d’assurance.
Pour réconcilier le développement du Pays et celui des familles paysannes en garantissant notamment leur sécurité alimentaire, les cultures suivantes seront privilégiées, selon les exigences techniques, l’équilibre entre les cultures de rente, les cultures de substitution à l’importation et les cultures de réserves :
–          Hautes altitudes : Blé, Maïs, Pomme de Terre, Petit pois, Thé ;
–          Moyennes et basses altitudes : Banane, Manioc, Patates douces, Sorgho, Haricot, arachide, tournesol ;
–          Zones aménagées : Riz, Maïs, Soja, Canne à sucre, cultures fourragères
D’autres cultures de rente comme les fleurs, fruits et légumes, le pyrèthre et le tabac seront développés suivant les terroirs dans différentes régions agro-bioclimatiques.
Mais la régionalisation des cultures implique aussi une politique appropriée de commercialisation des produits agricoles ; le désenclavement des régions pour favoriser les échanges entre les régions excédentaires et déficitaires ; le développement du crédit agricole et l’assurance agricole ; l’approvisionnement et la commercialisation des engrais (ou la fabrication  locale, notamment les engrais azotés).
4.4  L’importance de la reforestation et du reboisement dans la production agricole
La baisse de la fertilité est la principale contrainte à l’accroissement de la production agricole. Ce déclin de la production est dû principalement à la surexploitation des exploitations et à l’érosion. L’amélioration de la fertilité passe doc par une bonne politique de l’utilisation des fertilisants et de la conservation de sols. C’est pourquoi les FDU-Inkingi fera tout ce qui est de son pouvoir pour promouvoir l’utilisation des intrants de production, essentiellement biologiques. Il va de soi que la recherche agricole a une place centrale dans cette approche.  La généralisation du dispositif antiérosif est cruciale pour la conservation des sols ; dans ce cadre l’aménagement du territoire avec des terrasses radicales sera mis dans ses priorités. Ces investissements à haute intensité de main d’œuvre, appuyés par un système de crédit agricole à long terme, permettront aussi la monétarisation du milieu rural et venir en aide aux ruraux pauvres.
L’autre handicap à la production agricole dont on ne parle pas assez est l’insuffisance du bois de chauffage. Puisque les boisements ne produisent pas de quantités suffisantes, les agriculteurs se replient à l’utilisation des déchets agricoles qui devraient servir à recycler la fertilité des sols. La reforestation, le reboisement et l’agroforesterie feront donc partie des programmes prioritaires des politiques agricoles des FDU-Inkingi.
Un aspect non négligeable  pour que toutes ces politiques soient viables, est l’adéquation des terres disponibles à la population agricole. A côté d’une recherche permanente d’un exode physiologique pour désengorger la main d’œuvre agricole vers d’autres secteurs, une bonne politique démographique doit être mise en place pour diminuer la pression démographique sur les terres.
4.5  Le développement de l’élevage
Les disponibilités des productions animales montrent que la production animale permet de satisfaire moins de 50% des besoins nutritionnels de la population en protéines animales. Toutefois, compte tenu du pouvoir d’achat limité, l’offre en produits alimentaires d’origine animale répond à la demande solvable actuelle. Mais il est utile aussi de noter que la demande solvable de consommation de la viande est de dix fois plus élevé dans le  milieu urbain que dans le milieu rural. Le pays recourt donc à des importations et des aides alimentaires en produits d’origine animale.
La problématique revient donc à augmenter le revenu de la population et à mettre des produits bon marché à la disposition des consommateurs mais qui couvre les coûts de production, de manière à permettre à la majorité des rwandais de répondre à leur besoins en protéines animales.
Les principales contraintes de productions animales sont d’ordre : alimentaire, sanitaires, génétiques, d’alimentation te de valorisation. Techniquement, il y a moyen de surmonter toutes ces contraintes et d’installer au Rwanda un élevage moderne et  productif, en passant d’un élevage extensif à un système intensif utilisant des animaux à haut niveau de production, bénéficiant d’une alimentation rationnelle et équilibrée, vivant dans un environnement sanitaire contrôlé, soumis à une gestion rigoureuse et orienté vers des productions spécialisées, avec la maitrise des techniques de conservation, de transformation et de commercialisation des produits.
Les FDU-Inkingi mettront en place un programme soutenu d’amélioration génétique du bétail, l’aménagement et l’enrichissement des pâturages, le développement du sylvo-pastoralisme et des cultures fourragères, la production des concentrés et  la valorisation industrielle des produits d’élevage.
Des créneaux de production apicole et l’exploitation rationnelle des réserves naturelles dans une optique d’intégration des activités économiques aux activités de conservation de la faune et de la flore, seront approfondies.
FDU-INKINGI
Boniface Twagirimana
Vice-Président intérimaire.

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