RWANDA : L’USAGE DU GENOCIDE COMME ARME POLITIQUE DE VIOLENCE

En pleine période de commémoration du génocide, le gouvernement du Rwanda se cache derrière les extrémistes tutsis pour propager et renforcer le climat de haine et de terreur. PDF

C’est devenu une habitude au Rwanda : quand approche la période commémorative du génocide de 1994, le ton monte. Des journaux ainsi que certaines autorités des services de l’État ou de la Société Civile, tiennent un langage alarmant comme quoi les rescapés du génocide sont menacés, que l’idéologie du génocide est encore présente, et que les génocidaires sont presque partout. Pourtant, en période normale, le gouvernement rwandais ne cesse de clamer que l’unité et la réconciliation du peuple sont chose acquise. Comment expliquer cette contradiction ?
Le nœud du problème : un pouvoir intolérant
Le pouvoir du président Kagame est une dictature violente et sanguinaire, impitoyable et qui se moque des coutumes, des règles et des lois. Sa méthode de gouvernance repose sur la brutalité, la terreur, la diabolisation, les attaques et l’élimination physique de toute personne (citoyen rwandais ou étranger) qui n’est pas d’accord avec cette politique ou qui critique ses actions. Ainsi toute personne qui n’est pas en odeur de sainteté avec le régime est attaquée d’abord sous les qualificatifs fallacieux :
–      de génocidaire et fugitif, s’il vit à l’étranger ;
–      de posséder l’idéologie du génocide et de la propager ;
–      d’être un descendant d’un génocidaire ;
–      d’être un ennemi du pays ou traître ;
–      de comploter contre l’Etat et les autorités ;
–      d’être un obstacle à l’unité et à la réconciliation du peuple rwandais ;
–      de propager le divisionnisme ;
–      d’être un diable déguisé en un activiste de la démocratie et des droits de l’homme ;
–      etc.
La méthode : désigner publiquement la cible après lui avoir donné un nom diffamatoire
À la suite de ces qualificatifs et de cette diabolisation, la personne attaquée (opposant politique réel ou supposé, activiste de la société civile, etc.) est jetée ainsi à la vindicte populaire à travers les médias acquis au régime, à travers les extrémistes et autres groupes formés à dessein sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram), ainsi que des  journaux en ligne et autres blogs non identifiés destinés à la propagande obscure du FPR.
Dès lors, le discours public devient celui de lutter contre la propagation de l’idéologie génocidaire, de poursuivre, traquer et arrêter les génocidaires, les fugitifs et les ennemis du pays. C’est ainsi que le gouvernement rwandais, par un jeu de tricherie phraséologique et idéologique, transforme n’importe quel citoyen en cible logiquement attaquable, qui mérite le châtiment dans l’intérêt de la Nation.
Cette méthode de donner un nom diffamatoire à la cible permet finalement de tenir publiquement des appels à la haine en utilisant divers réseaux visibles ou obscures et en s’affranchissant des règles de droit commun. Ainsi, les cibles sont désignées globalement par « génocidaire, ennemi, fugitif, idéologie génocidaire, … »
Des extrémistes tutsis attisent la haine, le gouvernement laisse faire
–     Des attaques ad hominem dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Des extrémistes qui utilisent des pseudonymes ou à visage découvert (comme Peter Mahirwe = Tom Ndahiro) attaquent nommément toute personne qui n’est pas d’accord avec le discours et la politique du FPR. Ils n’hésitent pas à se réjouir de la mort d’un opposant ou de toute personne qui n’est pas d’accord avec la vision et les pratiques du FPR ; par exemple la mort de Kizito Mihigo, rescapé du génocide, icône d’une vraie réconciliation nationale.
–     Des articles sont publiés dans la presse proche du gouvernement(comme Igihe, Newtimes, Kigali Today, Rushyashya, The Chronicles,…) en propageant la haine et en accusant à tort toute personne opposante, réelle ou supposée.
–     Les représentants des associations subsidiées [comme IBUKA, Association des Etudiants et Elèves Rescapés du Génocide(AERG), Groupe des Anciens Etudiants Rescapés du Génocide (GAERG)], des organisations étatiques comme la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) et non étatiques (Transparency International, Initiative UMURINZI) s’expriment dans un langage sans vergogne et affirment qu’ils sont organisés et disposent d’un budget pour aller pourchasser, déstabiliser, démoraliser, tuer leurs compatriotes indésirables partout dans le monde.

Des interventions planifiées et complémentaires pour aller crescendo
–       Le général James KABAREBE, conseiller du président Kagame, a invité en novembre 2019 un groupe de jeunes tutsis rescapés du génocide membres des associations comme AERG, à s’en prendre aux jeunes réfugiés hutus, au seul motif que ceux-ci sont entrain de réussir leur scolarité et leur intégration dans les pays d’accueil.
Cette réussite constituerait, selon le général KABAREBE, une menace qui demandera qu’un jour ils chercheront à rentrer au pays par forcecomme les jeunes refugiés tutsi l’ont fait à partir de l’Uganda en 1990 et qu’il faudra donc se préparer à ce qu’il y ait plusieurs génocides. Le général appelle ainsi les jeunes tutsis à se préparer à une confrontation avec ces jeunes hutus.
–      Le professeur DUSINGIZEMUNGU Jean-Pierre, président de l’association Ibuka, quant lui  a déclaré publiquement, pendant la période de la 26ièmecommémoration du génocide, qu’il faut s’inspirer des amis juifs pour aller à la chasse des génocidairesavec un triple objectif de les traduire en justice, les terroriser (gutesha umutwe), les malmener et déstabiliser(guhungeta) et d’autres actes non-dévoilés (sous-entendus les tuer). Une telle déclaration faisant des insinuations dans la logique du gouvernement rwandaislaisse entendre une volonté délibérée de s’en prendre aux personnes désignées comme cible en dehors de toute justice, jusqu’aux enlèvements, kidnapping et assassinats extrajudiciaires. Le professeur Jean-Pierre Dusingizemungu, qui ne reconnaît que les jugements prononcés par le système judiciaire rwandais complètement dévoué au FPR, se croit même autorisé à donner en exemple une personne, pourtant  acquittée par la justice internationale, que ces croisés des temps modernes rwandais doivent tout de même continuer à pourchasser.
–      Madame INGABIRE Immaculée, représentante de Transparency International au Rwanda, lors d’une émission en compagnie de Diogène BIDERI, secrétaire général adjoint de la CNLG a déclaré au mois de mai 2020 qu’une association (Initiative UMULINZI) s’est formée pour faire la chasse aux génocidaires et aux négationnistes, et qu’elle est entrain de se doter d’un budget conséquent pour fournir les moyens financiers et les informations sur les personnes à traquer.
–      En date du 7 mai 2020 le journal en ligne IGIHE, porte-voix du gouvernement rwandais, a publié un article où il stigmatise gratuitement plusieurs activistes politiques et de la société civileen les accusant d’être génocidaires en fuite, de posséder en eux l’idéologie du génocide ou d’appartenir à l’arbre généalogique de parents considérés comme génocidaires.
–      En date du 10 mai 2020, un autre journal en ligne THEGREATLAKESEYE, domicilié aux USA-Oregon, et probablement ouvert et géré par les escadrons  du régime de Kigali, a publié un article non signé faisant la même stigmatisationque le journal IGIHE, sur une autre liste de personnes.
Ces articles sont vite relayés par leurs sites partenaires, sans aucune éthique journalistique
En définitive, nous assistons à une succession d’événements, sur une courte période, qui visent les opposants politiques et les activistes des droits de l’homme sous un vocable qui frise l’incitation à la haine et à la persécution, sans qu’aucune autorité de l’État n’intervienne pour apaiser, réprimander et rappeler à l’ordre les contrevenants. Une telle situation indique que le gouvernement du Rwanda est bien derrière ce plan orchestré pour :
–      propager la haine entre rwandais ;
–      instiller la terreur ;
–      préparer le terrain à des actes violents et terroristes ;
–      éliminer les opposants potentiels (réels ou supposés) ;
–      assurer au gouvernement de poursuivre sa dictature totalitaire sans encombre et sans contestation…
Des pratiques sadiques qui jouent avec les sentiments et les souffrances des rescapés tutsis et hutus.
Dans un climat d’appels répétés à la haine et à la chasse à l’homme, les rescapés des divers crimes, toutes ethnies confondues, sont les principaux perdants.
Les tenants du pouvoir cherchent à exploiter sadiquement les sentiments des groupes vulnérables pour les amener à la haine et à la confrontation violente :
–        Ils exploitent le chagrin, et naturellement la colère et la peur des rescapés du génocide contre les tutsis (par un enseignement qui laisse entendre que ce génocide n’est pas fini).
–        De même, ils exploitent le chagrin, et naturellement la colère et la peur des rescapés hutus des massacres du FPR au Rwanda et des crimes de génocide au Congo RDC, en les diabolisant, en les calomniant et en les humiliant.
A ce jour l’assassinat du chanteur de gospel, Kizito MIHIGO, rescapés du génocide contre les tutsis, reste un exemple emblématique de ce sadisme. Des tutsis sont utilisés pour éliminer physiquement d’autres tutsis au motif que ces derniers sont ouverts au dialogue et à la réconciliation entre rwandais, les assassins étant les adeptes de la théorie perverse qui prétend qu’une vraie réconciliation mettrait en danger la survie des rescapés du génocide et celle des tutsis en général.
Une agitation qui est signe de la décadence du régime et d’un cauchemar de perdre le pouvoir
Etant conscients des germes d’autodestruction du système, notamment des divisions internes et les épurations staliniennes qui s’en suivent, les tenants du pouvoir se voient obligés de créer un ennemi extérieur permanent.
Des indigents et illettrés devenus des milliardaires ont une peur bleue de perdre une richesse mal-acquise, tandis que d’autres ont peur de perdre leurs immunités en perdant le pouvoir, avec comme conséquence le risque d’être traduits en justice.
La désignation de l’ennemi est donc une tactique de diversion, car ils croient que la meilleure défense est l’attaque. On aura beau déclarer à cor et à cri qu’on condamne le génocide contre les tutsi, les tenants du pouvoir et leurs acolytes vont dire qu’il y a toujours un agenda caché pour mettre toujours les groupes-ciblés sur la défensive.
Le groupe d’extrémiste constitue un danger sérieux pour le régime et la paix durable au Rwanda. 
 Si l’on ne fait pas attention, sciemment ou comme résultat de ce mécanisme d’autodéfense, le groupe d’extrémistes va conduire le pays inéluctablement aux enfers.
Le Professeur Gregory H Stanton Président Fondateur de « Genocide Watch »a identifié 10 étapes qui mènent au génocide. Il y a lieu relever que les 5 premières étapes ressemblent bien aux activités menées actuellement par des extrémistes du FPR.
–    Première étape: classification de la population ; exemple : méchants Hutu et prétendus collaborateurs tutsis d’une part et les « bons tutsis et hutus » qui ont épousé l’évangile du FPR d’autre part ;
–    Deuxième étape: symbolisation de ces classifications ; exemple : hutu power – génocidaires – négationnistes hébergeant l’idéologie génocidaire, interahamwe, CDR, inyangarwanda (ennemi du Rwanda = tous ceux qui critiquent le FPR)etc.
–    Troisième étape: discrimination à l’encontre d’un groupe ciblé ; exemple :manque de justice équitable, discrimination des victimes fondée sur l’ethnicité ; légitimation de la victimisation des groupes les plus faibles politiquement par un arsenal de lois (Code pénal : art. 194, 204, 233, 236, Official Gazette no. Special of 27/09/2018,loi nº68/2018 du 30/08/2018 déterminant les infractions et les peines en général) ;
–    Quatrième étape; déshumanisation des groupes exclus ; exemple :génocidaires – négationnistes du génocide – tueurs ; Ils sont automatiquement exclus d’une considération morale, c’est-à-dire hutus et tutsis, qui prêche la réconciliation ; Ils méritent la prison ou la mort ;
–    Cinquième étape : polarisation de la population ; exemple : une politique d’exclusion politique, sociale et économique.
Il est donc dans l’intérêt du régime et du peuple rwandais tout entier d’arrêter le plan machiavélique des extrémistes du FPR, même si cette mission semble impossible compte tenu de la nature ou l’essence du FPR devenu Parti-Etat et prisonnier de sa propre contradiction dialectique.

Conclusion et recommandations
Le parti FDU-INKINGI dénonce :
1-     L’usage du génocide comme une arme destinée à faire taire et voire même à éliminer les opposants et les activistes de droits de l’homme;
2-     Le discours de haine tenu par certains officiels de l’État, par d’autres personnalités des institutions étatiques et non étatiques et même par certains individus indépendants extrémistes. Ce discours vise à créer la confrontation entre les rwandais, ce qui permettrait au gouvernement de jouer sur la violence et le chaos pour se poser en sauveur, cette pratique ayant toujours été utilisée avec succès par le FPR et ses dirigeants depuis la guerre d’Octobre 1990 ;
3-     Le laisser-faire du gouvernement et appelle à la retenue, au respect des lois sur les libertés publiques, la présomption d’innocence et la protection des personnes. Cela est du devoir du gouvernement qui doit promouvoir la paix au lieu de la miner.
Le parti FDU-INKINGI appelle :
4-     L’opposition rwandaise et la Société Civile à unir leurs efforts et à ne pas se laisser intimider par le discours extrémiste et menaçant dont ils sont victimes ;
5-     Les forces vives de la Nation à poursuivre sans relâche le combat pour les droits de l’homme au Rwanda et pour les libertés publiques.
Le parti FDU-INKINGI demande :
6-     A tous les citoyens rwandais et aux amis du Rwanda de ne pas tomber dans le piège du discours ethniste et de haine que le gouvernement laisse prospérer malicieusement. Nous devons travailler tous, sans distinction aucune, à l’avènement d’une nouvelle ère pour mettre fin à ses 30 années de terreur que le FPR exercice sur le peuple rwandais ;
7-     A la communauté internationale et en particulier aux pays amis du Rwanda, de faire pression sur le président Paul Kagame afin qu’il sorte de la logique de confrontation violente et accepte d’engager le dialogue avec son opposition politique enfin de créer un climat de paix, d’unité et de réconciliation entre rwandais, préalable à la sécurité, à la stabilité et au développement durable dans la Région des Grands Lacs.

Fait à Rouen, le 15 mai 2020.

Théophile MPOZEMBIZI
Commissaire FDU-INKINGI chargé de l’Information et de la Communication
infocominfo@fdu-rwanda.com; info@fdu-rwanda.comFPR-USE-GENOCIDE.WEAPON-POLITICAL-VIOLENCE
During genocide commemoration, the Government of Rwanda is hiding behind Tutsi extremists to spread and reinforce the climate of hatred and terror.
It has become a habit in Rwanda that the stakes are raised as the commemoration of the 1994 genocide approaches. Newspapers, as well as some state and civil society groups use alarmist language to raise intense fear that genocide survivors are under threat, that the genocide ideology is still present, and that genocidaires are almost everywhere. Yet, in normal times, the Rwandan government keeps on claiming that unity and reconciliation of the people is done. How can this contradiction be explained?

En pleine période de commémoration du génocide, le gouvernement du Rwanda se cache derrière les extrémistes tutsis pour propager et renforcer le climat de haine et de terreur. PDF

C’est devenu une habitude au Rwanda : quand approche la période commémorative du génocide de 1994, le ton monte. Des journaux ainsi que certaines autorités des services de l’État ou de la Société Civile, tiennent un langage alarmant comme quoi les rescapés du génocide sont menacés, que l’idéologie du génocide est encore présente, et que les génocidaires sont presque partout. Pourtant, en période normale, le gouvernement rwandais ne cesse de clamer que l’unité et la réconciliation du peuple sont chose acquise. Comment expliquer cette contradiction ?
Le nœud du problème : un pouvoir intolérant
Le pouvoir du président Kagame est une dictature violente et sanguinaire, impitoyable et qui se moque des coutumes, des règles et des lois. Sa méthode de gouvernance repose sur la brutalité, la terreur, la diabolisation, les attaques et l’élimination physique de toute personne (citoyen rwandais ou étranger) qui n’est pas d’accord avec cette politique ou qui critique ses actions. Ainsi toute personne qui n’est pas en odeur de sainteté avec le régime est attaquée d’abord sous les qualificatifs fallacieux :
–      de génocidaire et fugitif, s’il vit à l’étranger ;
–      de posséder l’idéologie du génocide et de la propager ;
–      d’être un descendant d’un génocidaire ;
–      d’être un ennemi du pays ou traître ;
–      de comploter contre l’Etat et les autorités ;
–      d’être un obstacle à l’unité et à la réconciliation du peuple rwandais ;
–      de propager le divisionnisme ;
–      d’être un diable déguisé en un activiste de la démocratie et des droits de l’homme ;
–      etc.
La méthode : désigner publiquement la cible après lui avoir donné un nom diffamatoire
À la suite de ces qualificatifs et de cette diabolisation, la personne attaquée (opposant politique réel ou supposé, activiste de la société civile, etc.) est jetée ainsi à la vindicte populaire à travers les médias acquis au régime, à travers les extrémistes et autres groupes formés à dessein sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram), ainsi que des  journaux en ligne et autres blogs non identifiés destinés à la propagande obscure du FPR.
Dès lors, le discours public devient celui de lutter contre la propagation de l’idéologie génocidaire, de poursuivre, traquer et arrêter les génocidaires, les fugitifs et les ennemis du pays. C’est ainsi que le gouvernement rwandais, par un jeu de tricherie phraséologique et idéologique, transforme n’importe quel citoyen en cible logiquement attaquable, qui mérite le châtiment dans l’intérêt de la Nation.
Cette méthode de donner un nom diffamatoire à la cible permet finalement de tenir publiquement des appels à la haine en utilisant divers réseaux visibles ou obscures et en s’affranchissant des règles de droit commun. Ainsi, les cibles sont désignées globalement par « génocidaire, ennemi, fugitif, idéologie génocidaire, … »
Des extrémistes tutsis attisent la haine, le gouvernement laisse faire
–     Des attaques ad hominem dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Des extrémistes qui utilisent des pseudonymes ou à visage découvert (comme Peter Mahirwe = Tom Ndahiro) attaquent nommément toute personne qui n’est pas d’accord avec le discours et la politique du FPR. Ils n’hésitent pas à se réjouir de la mort d’un opposant ou de toute personne qui n’est pas d’accord avec la vision et les pratiques du FPR ; par exemple la mort de Kizito Mihigo, rescapé du génocide, icône d’une vraie réconciliation nationale.
–     Des articles sont publiés dans la presse proche du gouvernement(comme Igihe, Newtimes, Kigali Today, Rushyashya, The Chronicles,…) en propageant la haine et en accusant à tort toute personne opposante, réelle ou supposée.
–     Les représentants des associations subsidiées [comme IBUKA, Association des Etudiants et Elèves Rescapés du Génocide(AERG), Groupe des Anciens Etudiants Rescapés du Génocide (GAERG)], des organisations étatiques comme la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) et non étatiques (Transparency International, Initiative UMURINZI) s’expriment dans un langage sans vergogne et affirment qu’ils sont organisés et disposent d’un budget pour aller pourchasser, déstabiliser, démoraliser, tuer leurs compatriotes indésirables partout dans le monde.

Des interventions planifiées et complémentaires pour aller crescendo
–       Le général James KABAREBE, conseiller du président Kagame, a invité en novembre 2019 un groupe de jeunes tutsis rescapés du génocide membres des associations comme AERG, à s’en prendre aux jeunes réfugiés hutus, au seul motif que ceux-ci sont entrain de réussir leur scolarité et leur intégration dans les pays d’accueil.
Cette réussite constituerait, selon le général KABAREBE, une menace qui demandera qu’un jour ils chercheront à rentrer au pays par forcecomme les jeunes refugiés tutsi l’ont fait à partir de l’Uganda en 1990 et qu’il faudra donc se préparer à ce qu’il y ait plusieurs génocides. Le général appelle ainsi les jeunes tutsis à se préparer à une confrontation avec ces jeunes hutus.
–      Le professeur DUSINGIZEMUNGU Jean-Pierre, président de l’association Ibuka, quant lui  a déclaré publiquement, pendant la période de la 26ièmecommémoration du génocide, qu’il faut s’inspirer des amis juifs pour aller à la chasse des génocidairesavec un triple objectif de les traduire en justice, les terroriser (gutesha umutwe), les malmener et déstabiliser(guhungeta) et d’autres actes non-dévoilés (sous-entendus les tuer). Une telle déclaration faisant des insinuations dans la logique du gouvernement rwandaislaisse entendre une volonté délibérée de s’en prendre aux personnes désignées comme cible en dehors de toute justice, jusqu’aux enlèvements, kidnapping et assassinats extrajudiciaires. Le professeur Jean-Pierre Dusingizemungu, qui ne reconnaît que les jugements prononcés par le système judiciaire rwandais complètement dévoué au FPR, se croit même autorisé à donner en exemple une personne, pourtant  acquittée par la justice internationale, que ces croisés des temps modernes rwandais doivent tout de même continuer à pourchasser.
–      Madame INGABIRE Immaculée, représentante de Transparency International au Rwanda, lors d’une émission en compagnie de Diogène BIDERI, secrétaire général adjoint de la CNLG a déclaré au mois de mai 2020 qu’une association (Initiative UMULINZI) s’est formée pour faire la chasse aux génocidaires et aux négationnistes, et qu’elle est entrain de se doter d’un budget conséquent pour fournir les moyens financiers et les informations sur les personnes à traquer.
–      En date du 7 mai 2020 le journal en ligne IGIHE, porte-voix du gouvernement rwandais, a publié un article où il stigmatise gratuitement plusieurs activistes politiques et de la société civileen les accusant d’être génocidaires en fuite, de posséder en eux l’idéologie du génocide ou d’appartenir à l’arbre généalogique de parents considérés comme génocidaires.
–      En date du 10 mai 2020, un autre journal en ligne THEGREATLAKESEYE, domicilié aux USA-Oregon, et probablement ouvert et géré par les escadrons  du régime de Kigali, a publié un article non signé faisant la même stigmatisationque le journal IGIHE, sur une autre liste de personnes.
Ces articles sont vite relayés par leurs sites partenaires, sans aucune éthique journalistique
En définitive, nous assistons à une succession d’événements, sur une courte période, qui visent les opposants politiques et les activistes des droits de l’homme sous un vocable qui frise l’incitation à la haine et à la persécution, sans qu’aucune autorité de l’État n’intervienne pour apaiser, réprimander et rappeler à l’ordre les contrevenants. Une telle situation indique que le gouvernement du Rwanda est bien derrière ce plan orchestré pour :
–      propager la haine entre rwandais ;
–      instiller la terreur ;
–      préparer le terrain à des actes violents et terroristes ;
–      éliminer les opposants potentiels (réels ou supposés) ;
–      assurer au gouvernement de poursuivre sa dictature totalitaire sans encombre et sans contestation…
Des pratiques sadiques qui jouent avec les sentiments et les souffrances des rescapés tutsis et hutus.
Dans un climat d’appels répétés à la haine et à la chasse à l’homme, les rescapés des divers crimes, toutes ethnies confondues, sont les principaux perdants.
Les tenants du pouvoir cherchent à exploiter sadiquement les sentiments des groupes vulnérables pour les amener à la haine et à la confrontation violente :
–        Ils exploitent le chagrin, et naturellement la colère et la peur des rescapés du génocide contre les tutsis (par un enseignement qui laisse entendre que ce génocide n’est pas fini).
–        De même, ils exploitent le chagrin, et naturellement la colère et la peur des rescapés hutus des massacres du FPR au Rwanda et des crimes de génocide au Congo RDC, en les diabolisant, en les calomniant et en les humiliant.
A ce jour l’assassinat du chanteur de gospel, Kizito MIHIGO, rescapés du génocide contre les tutsis, reste un exemple emblématique de ce sadisme. Des tutsis sont utilisés pour éliminer physiquement d’autres tutsis au motif que ces derniers sont ouverts au dialogue et à la réconciliation entre rwandais, les assassins étant les adeptes de la théorie perverse qui prétend qu’une vraie réconciliation mettrait en danger la survie des rescapés du génocide et celle des tutsis en général.
Une agitation qui est signe de la décadence du régime et d’un cauchemar de perdre le pouvoir
Etant conscients des germes d’autodestruction du système, notamment des divisions internes et les épurations staliniennes qui s’en suivent, les tenants du pouvoir se voient obligés de créer un ennemi extérieur permanent.
Des indigents et illettrés devenus des milliardaires ont une peur bleue de perdre une richesse mal-acquise, tandis que d’autres ont peur de perdre leurs immunités en perdant le pouvoir, avec comme conséquence le risque d’être traduits en justice.
La désignation de l’ennemi est donc une tactique de diversion, car ils croient que la meilleure défense est l’attaque. On aura beau déclarer à cor et à cri qu’on condamne le génocide contre les tutsi, les tenants du pouvoir et leurs acolytes vont dire qu’il y a toujours un agenda caché pour mettre toujours les groupes-ciblés sur la défensive.
Le groupe d’extrémiste constitue un danger sérieux pour le régime et la paix durable au Rwanda. 
 Si l’on ne fait pas attention, sciemment ou comme résultat de ce mécanisme d’autodéfense, le groupe d’extrémistes va conduire le pays inéluctablement aux enfers.
Le Professeur Gregory H Stanton Président Fondateur de « Genocide Watch »a identifié 10 étapes qui mènent au génocide. Il y a lieu relever que les 5 premières étapes ressemblent bien aux activités menées actuellement par des extrémistes du FPR.
–    Première étape: classification de la population ; exemple : méchants Hutu et prétendus collaborateurs tutsis d’une part et les « bons tutsis et hutus » qui ont épousé l’évangile du FPR d’autre part ;
–    Deuxième étape: symbolisation de ces classifications ; exemple : hutu power – génocidaires – négationnistes hébergeant l’idéologie génocidaire, interahamwe, CDR, inyangarwanda (ennemi du Rwanda = tous ceux qui critiquent le FPR)etc.
–    Troisième étape: discrimination à l’encontre d’un groupe ciblé ; exemple :manque de justice équitable, discrimination des victimes fondée sur l’ethnicité ; légitimation de la victimisation des groupes les plus faibles politiquement par un arsenal de lois (Code pénal : art. 194, 204, 233, 236, Official Gazette no. Special of 27/09/2018,loi nº68/2018 du 30/08/2018 déterminant les infractions et les peines en général) ;
–    Quatrième étape; déshumanisation des groupes exclus ; exemple :génocidaires – négationnistes du génocide – tueurs ; Ils sont automatiquement exclus d’une considération morale, c’est-à-dire hutus et tutsis, qui prêche la réconciliation ; Ils méritent la prison ou la mort ;
–    Cinquième étape : polarisation de la population ; exemple : une politique d’exclusion politique, sociale et économique.
Il est donc dans l’intérêt du régime et du peuple rwandais tout entier d’arrêter le plan machiavélique des extrémistes du FPR, même si cette mission semble impossible compte tenu de la nature ou l’essence du FPR devenu Parti-Etat et prisonnier de sa propre contradiction dialectique.

Conclusion et recommandations
Le parti FDU-INKINGI dénonce :
1-     L’usage du génocide comme une arme destinée à faire taire et voire même à éliminer les opposants et les activistes de droits de l’homme;
2-     Le discours de haine tenu par certains officiels de l’État, par d’autres personnalités des institutions étatiques et non étatiques et même par certains individus indépendants extrémistes. Ce discours vise à créer la confrontation entre les rwandais, ce qui permettrait au gouvernement de jouer sur la violence et le chaos pour se poser en sauveur, cette pratique ayant toujours été utilisée avec succès par le FPR et ses dirigeants depuis la guerre d’Octobre 1990 ;
3-     Le laisser-faire du gouvernement et appelle à la retenue, au respect des lois sur les libertés publiques, la présomption d’innocence et la protection des personnes. Cela est du devoir du gouvernement qui doit promouvoir la paix au lieu de la miner.
Le parti FDU-INKINGI appelle :
4-     L’opposition rwandaise et la Société Civile à unir leurs efforts et à ne pas se laisser intimider par le discours extrémiste et menaçant dont ils sont victimes ;
5-     Les forces vives de la Nation à poursuivre sans relâche le combat pour les droits de l’homme au Rwanda et pour les libertés publiques.
Le parti FDU-INKINGI demande :
6-     A tous les citoyens rwandais et aux amis du Rwanda de ne pas tomber dans le piège du discours ethniste et de haine que le gouvernement laisse prospérer malicieusement. Nous devons travailler tous, sans distinction aucune, à l’avènement d’une nouvelle ère pour mettre fin à ses 30 années de terreur que le FPR exercice sur le peuple rwandais ;
7-     A la communauté internationale et en particulier aux pays amis du Rwanda, de faire pression sur le président Paul Kagame afin qu’il sorte de la logique de confrontation violente et accepte d’engager le dialogue avec son opposition politique enfin de créer un climat de paix, d’unité et de réconciliation entre rwandais, préalable à la sécurité, à la stabilité et au développement durable dans la Région des Grands Lacs.

Fait à Rouen, le 15 mai 2020.

Théophile MPOZEMBIZI
Commissaire FDU-INKINGI chargé de l’Information et de la Communication
infocominfo@fdu-rwanda.com; info@fdu-rwanda.com
The crux of the matter: an intolerant regime.
The regime of President Kagame is a violent and bloodthirsty dictatorship, ruthless, making a mockery of customs, rules, and laws. Its method of governance is based on brutality, terror, demonization, attacks, and physical elimination of any person (Rwandan citizen or foreigner) who disagrees with this policy or criticizes its actions. Thus, any person who is not sanitised by the regime is attacked first under different fake labels as:
 genocidal fugitive if he/she lives abroad;
 having and propagating genocide ideology;
 descendant of a genocidaire;
 enemy of the country or a traitor;
 plotting against the state and the authorities;
 an obstacle to the unity and reconciliation of the Rwandan people;
 propagating divisionism;
 a devil disguised as a democrat and human rights activist;
 etc.
The method: publicly naming the target after having given it a defamatory name.
As a result of these labels and this demonization, the person attacked (real or supposed political opponent, civil society activist, etc.) is thus thrown into the popular vindictiveness by pro regime media outlets, by extremists and other groups formed intentionally on social networks (Twitter, Facebook, Instagram), as well as online newspapers and other unidentified blogs used by the regime for RPF’s vicious propaganda.
From then on, the public discourse becomes one of fighting against the spread of genocidal ideology, of pursuing, tracking down and arresting genocidaires, fugitives and enemies of the country. This is how the Rwandan government, through a game of phraseological and ideological manipulation, transforms any citizen into a logically attackable target who deserves punishment in the interest of the Nation.
This method of giving a defamatory name to a target ultimately makes it possible to publicly incite hatred by using various visible or invisible networks and by breaking the rules than underpin the rule of law. Thus, targets are globally designated by “genocidaire, enemy, fugitive, espousing genocidal ideology, …”.
Extremists Tutsi stir up hatred, the government lets it go.
– Ad hominem attacks in newspapers and on social networks. Extremists using pseudonyms or with their true faces (like Peter Mahirwe = Tom Ndahiro) attack by name anyone who disagrees with RPF discourse and policy. They do not hesitate to welcome the death of an opponent or anyone who disagrees with the vision and practices of the RPF; for example, the death of Kizito Mihigo, a genocide survivor and icon of true national reconciliation.
– Articles are published in the press close to the government (such as Igihe, Newtimes, Kigali Today, Rushyashya, The Chronicles, …) spreading hatred and falsely accusing any opponent, real or presumed.
– Representatives of subsidized associations [such as IBUKA, Association des Etudiants et Elèves Rescapés du Génocide (AERG), Groupe des Anciens Etudiants Rescapés du Génocide (GAERG)], state organizations [such as the Commission Nationale de Lutte contre le Genocide (CNLG)] and non-state organizations (such as Transparency International, Initiative UMURINZI) speak shamelessly and claim that they are organized and have a budget to go to hunt, destabilize, demoralize, kill their unwanted compatriots all over the world.
Planned and complementary interventions to go crescendo.
– General James KABAREBE, senior advisor to President Kagame, invited in November 2019 a group of young Tutsi genocide survivors who are members of associations like AERG, to attack young Hutu refugees, for the sole reason that they are succeeding in their schooling and integration in host countries.
This success would, according to General KABAREBE, constitute a threat that will require that one day they will seek to return home by force as the young Tutsi refugees did from Uganda in 1990 which makes it necessary to prepare for several genocides. The general thus calls on young Tutsi youth to prepare for a confrontation with these young Hutus.
– Professor DUSINGIZEMUNGU Jean-Pierre, president of the Ibuka association, for his part, publicly declared, during the period of the 26th commemoration of the genocide, that it is necessary to draw inspiration from Jewish friends to go after the genocidaires with the triple objective of bringing them to justice, terrorizing them (gutesha – umutwe), mistreating and tormenting them (guhungeta) and using other undisclosed methods (implying killing them). Such a statement making innuendoes in the logic of the Rwandan government suggests a deliberate willingness to go after those designated as targets out of the justice system, up to and including kidnapping, abduction, and extrajudicial killings. Professor Jean-Pierre Dusingizemungu, who only acknowledges the judgments handed down by the Rwandan judicial system, which is completely subservient to the dictates of the RPF. He argues for example that these modern-day Rwandan crusaders should continue to hunt for a person who has been acquitted by international justice.
– Mrs. INGABIRE Immaculée, representative of Transparency International in Rwanda, during a program with Diogène BIDERI, Deputy Secretary General of the CNLG, declared in May 2020 that an association (UMULINZI Initiative) has been formed to hunt for “genocidaires and deniers”, and that it is in the process of setting up a substantial budget to provide the financial means and information on the people to be hunted down.
– On May 7, 2020, the online newspaper IGIHE, the voice of the Rwandan government, published an article in which it gratuitously stigmatizes several political and civil society activists by accusing them of being genocidaires on the run, of having genocide ideology or belonging to the family tree of relatives considered genocidaires.
– As of May 10, 2020, another online newspaper THEGREATLAKESEYE, based in USA-Oregon, and probably opened and run by hit squads of the Kigali regime, published an unsigned article smearing another list of people as the IGIHE newspaper.
These articles were quickly relayed by their partner sites, without any journalistic ethics.
In the end, we are witnessing a succession of events, over a short period of time, targeting political opponents and human rights activists using a term that borders on incitement to hatred and persecution, without any state authority intervening to appease, reprimand and call to order the offenders. Such a situation indicates that the Government of Rwanda is well behind this orchestrated plan to:
– spread hatred among Rwandans;
– instil terror;
– set the stage for acts of violence and terrorism;
– eliminate potential opponents (real or perceived);
– assure the government to continue its totalitarian dictatorship unhindered and unchallenged.
Sadistic practices that play with the feelings and suffering of Tutsi and Hutu survivors.
In a climate of repeated calls for hatred and manhunt, the survivors of the various crimes, all ethnic groups combined, are the main losers.
Those in power seek to sadistically exploit the feelings of vulnerable groups in order to lead them into hatred and violent confrontation:
– They exploit the grief, and of course the anger and fear of the survivors of the genocide against the Tutsis (through a teaching that suggests that the genocide is not over).
– Similarly, they exploit the grief, and of course the anger and fear of Hutu survivors of the RPF massacres in Rwanda and the crimes of genocide in Congo DRC, by demonizing, slandering, and humiliating them.
To this day, the murder of gospel singer Kizito MIHIGO, a survivor of the genocide against Tutsis, remains an emblematic example of this sadism. Tutsis are used to physically eliminate other Tutsis on the grounds that the latter are open to dialogue and reconciliation between Rwandans, the assassins being the followers of the perverse theory that true reconciliation would endanger the survival of genocide survivors and that of Tutsis in general.
An agitation that is a sign of the decadence of the regime and a nightmare of losing power.
Being aware of the seeds of self-destructive seeds inherent in the political system, including internal divisions and the Stalinist purges that follow, the proponents of power are forced to create a permanent external enemy.
Destitute and illiterate people who have become billionaires are scared to death of losing ill-gotten wealth, while others are afraid of losing their immunities by losing power, with the consequent risk of being brought to justice.
Naming the enemy is therefore a diversionary tactic, as they believe that the best defence is attack. No matter how clearly and loudly you condemn the genocide against the Tutsis, those in power and their cronies will say that there is always a hidden agenda to always put the target groups on the defensive.
The extremist group is a serious danger to the regime and to lasting peace in Rwanda.
If we are not careful, either knowingly or because of this self-defence mechanism, the group of extremists will inevitably lead the country to hell.
Professor Gregory H Stanton, Founding President of Genocide Watch, has identified 10 steps that lead to genocide. It should be noted that the first 5 stages are remarkably like the activities currently being carried out by RPF extremists.
– First stage: classification of the people; example: Hutu villains and alleged Tutsi collaborators on the one hand and “good Tutsis and Hutus” who have espoused the gospel of the RPF on the other hand;
– Second stage: symbolisation; example: Hutu power – genocidaires – negationists harbouring the genocidal ideology, interahamwe, CDR, inyangarwanda (enemy of Rwanda = all those who criticise the RPF) etc.
– Third stage: discrimination against a targeted group; example: lack of fair justice for all, discrimination of victims based on ethnicity; legitimisation of the victimisation of the politically weakest groups by an arsenal of laws (Penal Code: arts. 194, 204, 233, 236, Official Gazette no. Special of 27/09/2018, Law no. 68/2018 of 30/08/2018 determining offences and penalties in general);
– Fourth stage; dehumanization of excluded groups; example: genocidaires – genocide deniers – killers; They are automatically excluded from a moral consideration, i.e. Hutus and Tutsis, who preach reconciliation; They deserve prison or even death;
– Fifth step: polarisation of the population; example: a policy of political, social, and economic exclusion.
It is therefore in the interest of the regime and the Rwandan people as a whole to stop the Machiavellian plan of the RPF extremists, even if this seems “mission impossible” given the nature or essence of the RPF that has become a Party-State and a prisoner of its own dialectical contradiction.
Conclusion and Recommendations
The FDU-INKINGI party denounces:
1- The use of genocide as a weapon to silence and even eliminate opponents and human rights activists;
2- Hate speech by some State officials, other personalities from State and non-State institutions and even by some independent extremist individuals. This discourse aims at creating confrontation between Rwandans, which would allow the government to play on violence and chaos to pose as a saviour. This practice has always been successfully used by the RPF and its leaders since the October 1990 war;
3- The government’s laissez-faire attitude and on the contrary calls for restraint, respect for the laws on public freedoms, the presumption of innocence and the protection of individuals because it is the duty of the government to promote peace instead of undermining it.
The FDU-INKINGI Party calls:
4- The Rwandan opposition and the Civil Society to unite their efforts and not to be intimidated by the extremist and threatening discourse they are victims of;
5- The living forces of the Nation to relentlessly pursue the fight for human rights in Rwanda and for public freedoms.
The FDU-INKINGI party requests:
6- All Rwandan citizens and friends of Rwanda not to fall into the trap of those who use racist and hate speech that the government is maliciously allowing to flourish. We must all work, without any distinction whatsoever, for the advent of a new era to put an end to its 30 years of terror that the RPF exercises on the Rwandan people;
7- The international community, and in particular the countries that are friends of Rwanda, to put pressure on President Paul Kagame to get out of the logic of violent confrontation and agree to engage in dialogue with his political opposition, and finally to create a climate of peace, unity and reconciliation among Rwandans, which is a prerequisite for security, stability and sustainable development in the Great Lakes Region.
Done at Rouen, May 15, 2020.
Théophile MPOZEMBIZI
Commissioner FDU-INKINGI in charge of Information and Communication
infocominfo@fdu-rwanda.com ; info@fdu-rwanda.com

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