RWANDA : LES FEMMES RESTENT VICTIMES DES ABUS DU POUVOIR MALGRE QUE LES FEMMES SOIENT 64% AU PARLEMENT.

Le fait que les femmes constituent 63,75% du Parlement rwandais ne garantit pas le respect des droits de la femme au Rwanda. Elles étaient 56,3% quand Victoire Ingabire a été jetée en prison pour avoir osé condamner un deuil discriminatoire et pour s’être présentée comme challenger du général Kagame dans les élections présidentielles en 2010.
Actuellement, nous assistons aussi à la destruction des habitations des femmes de Bumbogo parce qu’elles ont refusé de payer des pots de vins comme ceci fut ailleurs. Pourtant le Rwanda est réputé un pays « sans corruption ». Ces pauvres femmes et leurs enfants sont devenus des « sans abris » malgré les sacrifices consentis pour se construire une maison. Devons-nous conclure qu’il faut être une servante zélée du général Kagame et de son Parti-Etat FPR pour jouir des droits fondamentaux de la personne humaine ?

La société rwandaise ne peut pas indéfiniment vivre sous la ferrure d’une poignée d’extrémistes dont le seul leitmotiv est l’exercice d’un pouvoir répressif et sans partage. De puissants groupes occultes au sein de l’armée, du FPR et de l’administration locale se sont placées au-dessus de la loi et gangrènent la vie nationale. Il s’est alors installé un pouvoir militaire et totalitaire. L’impunité générale, la corruption, le musellement des partis politiques, l’absence de liberté d’opinion et de participation de la population au processus de décision et le népotisme caractérisent la situation actuelle. Les FDU-INKINGI éradiqueront tous ces éléments qui conduisent notre peuple aux tragiques catastrophes, témoins de la déchéance intellectuelle et morale de son élite.

Le FPR fait disparaitre ou assassine les journalistes et les militants de droits de l’homme qui ne lui sont pas favorables.
Les FDU-INKINGI sont résolues à soutenir la création d’un Observatoire des droits humains et à encourager le travail des activistes des droits humains en vue de rendre effectifs :

– L’affirmation et la mise en œuvre des principes fondamentaux issus de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme;
– La concrétisation du principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes aussi bien dans les lois que dans les faits ;
– Des garanties juridiques pour toutes les personnes accusées ou condamnées tels que le droit de recours et le droit d’assistance judiciaire.

Fait à Bruxelles le 28 Février 2015
Charles Ndereyehe
Commissaire chargé de l’Information aux FDU-Inkingi.

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