RWANDA: LES FDU-INKINGI DENONCENT LA PASSIVITE DE LA MONUSCO DANS L'ENLEVEMENT ET LES MASSACRE DES REFUGIES RWANDAIS PAR LES FORCES ARMEES DE LA REPUBLIQUE DU CONGO

Selon des informations de différentes sources et dignes de foi, le camp de transit de NYABAYONGA dans la Province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo a été la cible d’une nouvelle attaque brutale le 14 juin 2015 par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Au cours de cette attaque, il y a eu plusieurs morts et blessés ; des enlèvements ont été perpétrés, notamment celui du Lieutenant-Colonel Sirac Ukwishaka. Ce dernier fait partie des ex-combattants FDLR qui ont accepté de déposer volontairement les armes en se mettant sous la protection de la Communauté Internationale. Ces enlèvements ont eu lieu sous les yeux des forces Onusiennes de la MONUSCO censées protéger le camp. Les victimes ont été emmenées vers une destination encore inconnue.  


D’autres sources crédibles indiquent que ce même camp de NYABAYONGA avait subi une autre attaque le 25 mai 2015. Les forces congolaises ont ouvert le feu sur les réfugiés non armés, provoquant des pertes massives dans ce qui est maintenant connu sous le nom de “massacres de Kanyabayonga“. Selon des sources au sein de l’appareil de sécurité congolais, “la MONUSCO et le gouvernement de la RDC ont décidé de fermer tous les camps de transit abritant des réfugiés rwandais, parmi lesquels, ceux d’anciens combattants qui ont déposé les armes et de les renvoyer de force au Rwanda contre leur gré, un acte contraire au droit humanitaire élémentaire reconnu à tout être humain qui a fui son pays pour raison de sécurité.” Une femme de 45 ans nommée Yvonne Kayitesi a été sauvagement battue alors qu’elle participait à une réunion des délégués des réfugiés avec la MONUSCO en compagnie de sa collègue Jacqueline Kabayire séparée de ses enfants laissés pour compte. Jacqueline est actuellement dans le coma à l’hôpital de GOMA suite aux coups et blessures lui infligés. Ces opérations sapent toute crédibilité dans la MONUSCO et le gouvernement  de la RDC comme interlocuteurs neutres dans le processus de trouver une solution pacifique au retour des refugies rwandais.
Les FDU-Inkingi dénoncent énergiquement ce climat de terreur qui est l’aboutissement de différentes campagnes d’intimidation pour contraindre les réfugiés  d’accepter le rapatriement forcé au Rwanda. Pourtant nul n’est censé ignorer que des Rwandais, Hutu et Tutsi, continuent à fuir le pays pour leur sécurité et suite aux violations des droits de l’homme devenues structurelles au Rwanda. Les FDU-Inkingi demandent que les circonstances des attaques du camp de NYABAYONGA et allégations de massacres de refugies soient éclaircies, pour que des sanctions appropriées soient prises contre les auteurs des enlèvements.
Les FDU-Inkingi, sous la houlette de leur présidente, Madame Victoire Ingabire Umuhoza, continueront de dénoncer ces violations massives et flagrantes des droits de la personne humaine en RDC et  mettent en garde les complices de ces actes, qui, tôt ou tard, devront répondre devant la justice.
 
Fait à Londres le 20/06/2015
Justin Bahunga
Commissaire chargé des Relations extérieures aux FDU-Inkingi  et Porte-parole des FDU-Inkingi.

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