RWANDA: LE GOUVERNEMENT CHERCHE DESESPEREMENT A TORPILLER LA REQUETE DE MADAME VICTOIRE INGABIRE DEVANT LA COUR AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES

Après avoir fait obstruction à la préparation de son procès en refusant à Maître Gatera Gashabana de rencontrer sa cliente, après avoir refusé l’octroi de visa à l’avocate néerlandaise,  Maître Caroline Buisman  pour se rendre au Rwanda à temps  et rencontrer Mme Victoire Ingabire Umuhoza , le gouvernement rwandais a simplement boudé les audiences prévues ce 04 mars devant la Cour à Arusha.
Following obstructions to the preparation of Mrs. Victoire Ingabire’s trial by refusing to Me. Gatera Gashabana to meet with his client, after refusing the granting of visa to the Dutch lawyer, Me. Caroline Buisman to visit Rwanda in a timely manner and meet with Mrs. Victoire Ingabire, the Rwandan government has simply shunned the public hearings scheduled this March 4, 2016 before the Court in Arusha.
Ayant épuisé toutes les manœuvres dilatoires, sans pouvoir faire capoter le procès, le gouvernement rwandais a, dans une lettre datée d’il y a 3 jours, signifié à la Cour qu’il se retirait du protocole additionnel autorisant ses citoyens à saisir cette Cour. Or, il avait déjà envoyé ses mémoires et même recruté un Amicus Curiae, en la personne du Centre national de Lutte contre le Génocide, habitué à la délation. Comme si la Cour avait déjà acté ce retrait, le gouvernement rwandais ne s’est pas présenté. Il sied de rappeler que même si le Rwanda devait se retirer de ce protocole, il n’appartient pas à la Cour d’y statuer, mais à l’Union Africaine qui l’a mise en place.
Il est donc clair que, redoutant un effet domino et au vu des arguments présentés dans les mémoires de la défense, le gouvernement rwandais cherche à éviter toute forme de justice internationale, ayant déjà refusé catégoriquement de ratifier la convention créant la Cour Pénale Internationale.
Les FDU Inkingi trouvent dans cette attitude, un aveu de faiblesse des arguments juridiques présentés pour condamner Madame Victoire Ingabire et réitèrent leur demande de la voir libérer sans condition. En effet, si elle avait été condamnée régulièrement, le gouvernement rwandais n’aurait pas peur de le démontrer devant une juridiction africaine. Cette démarche du gouvernement rwandais prouve à suffisance l’état de son appareil judiciaire, qui refuse obstinément de se conformer aux standards internationaux.
Les FDU Inkingi demandent en conséquence aux bailleurs de fonds de ce régime, de réexaminer leurs positions et d’enjoindre à ce gouvernement de se conformer à ses obligations internationales en matière de justice.
Les FDU Inkingi demandent enfin aux pays abritant des réfugiés rwandais, de ne plus accorder foi aux demandes d’extradition de ressortissants rwandais vers Kigali, étant donné cet affront flagrant à une juridiction internationale africaine, dont il avait sciemment ratifié les textes.
Fait à Bruxelles le 4 Mars 2016
Joseph Bukeye
ième Vice-Président des FDU-Inkingi
jbukeye11@yahoo.fr

VIU-GVRT-RWANDAIS.CADH-4Mars206-Fr2Having exhausted all delaying tactics, unable to derail the trial, the Rwandan government has notified the Court, in a letter dated 3 days ago, that it was withdrawing from the additional protocol allowing its citizens to seize the Court. However, the Rwandan government had already sent its submissions and had even recruited an Amicus Curiae in the person of the National Center for the Fight against Genocide, which is usually known for its baseless accusations. As if the Court had already granted such a withdrawal, the Rwandan government did not show up at the court hearings. It should be recalled that although Rwanda has the right to withdraw from the protocol, it is not up to the Court to decide on such a request, but the African Union which created the Court.
It is therefore clear that for fear of a domino effect the hearings may cause and considering the arguments presented in the submissions of the defense, the Rwandan government seeks to avoid any form of international justice. It is important to recall that Rwanda has categorically refused to ratify the agreement creating the International Criminal Court.
The party FDU Inkingi sees such an attitude as evidence for the weakness of the legal arguments that led to the condemnation of Mrs. Victoire Ingabire and reiterates its demand to see her unconditional release. If she were fairly sentenced, the Rwandan government would not be afraid to demonstrate it before an African court. Such an approach of the Rwandan government provides sufficient evidence on the true nature of Rwanda’s judiciary, which stubbornly refuses to conform to international standards.
Accordingly, the party FDU Inkingi requests all donors of the Rwandan regime to review their positions and to urge the government to comply with its international obligations in the field of justice.
Finally, the party FDU Inkingi calls upon all countries hosting Rwandan refugees not to give any credence to extradition requests for Rwandan nationals to Kigali given such a blatant affront to the African international jurisdiction of which Rwanda had knowingly ratified the texts.
Done in Brussels, March 4, 2016.
Joseph Bukeye
2nd Vice President of FDU-Inkingi
jbukeye11@yahoo.fr

VIU-GVRT-RWANDAIS.CADH-4Mars206-EN

Partager cette publication

Previous Next
Close
Test Caption
Test Description goes like this