RWANDA: LE PARTI FDU-INKINGI ADRESSE AUX RWANDAIS ET AMIS DU RWANDA SES VOEUX LES MEILLEURS POUR LE NOUVEL AN 2017

Rwandaises, rwandais, Amis du Rwanda,
A l’occasion de cette fin d’année 2016, au nom du parti FDU-Inkingi, de sa Présidente injustement emprisonnée jusqu’à ce jour, et à mon nom propre, je voudrais vous adresser nos vœux les meilleurs pour le nouvel an 2017. Qu’il vous apporte la paix et la pleine jouissance de vos droits fondamentaux de la personne humaine pour vous permettre de recouvrer pleinement vos libertés  et vivre comme des personnes libres.
Au moment où nous terminons l’année 2016, nous voudrions faire avec vous une évaluation de la situation politico-sociale du Rwanda pour savoir ce que nous avons vécu et ce que nous prévoyons faire pour que notre pays soit un Etat de droit respectueux des droits et libertés de la personne humaine ; un pays caractérisé par une Démocratie pluraliste, consensuelle et une justice indépendante sans l’interférence de l’exécutif et des responsables militaires ou autres services de sécurité ; un pays sans discrimination aucune, qui privilégie le dialogue et la réconciliation, veille au respect mutuel entre les Rwandais eux-mêmes, et les autres peuples ; un pays qui privilégie le développement intégré, l’équité et l’égalité des chances ; un pays où l’espace politique est ouvert, où les gouvernants rendent compte au peuple.
Dear Rwandans and Friends of Rwanda,
On the occasion of the end of the year 2016, on behalf of the FDU-Inkingi political party, its Chairperson, Ms. Victoire Ingabire Umuhoza, who is unjustly imprisoned to this day, and in my own name, I would like to convey to you our best wishes for the New Year 2017. May it bring peace and full enjoyment of your fundamental human rights so that you may fully exercise your freedom and live as a free people!
As we come to the end of the year 2016, we would like to take stock of Rwanda’s political and social situation by looking at what we went through and what we plan to do to make our country a law-abiding state, respectful of  the freedoms and rights of the human person; a country characterized by pluralistic, consensual democracy and a justice system that is independent of the interference of the executive branch and military officials or of any other security services; a country without discrimination, which promotes dialogue and reconciliation, ensures mutual respect between Rwandans themselves and with other peoples; a country that promotes integrated development, equity and equal opportunity; a country where the political space is open, where the authorities are accountable to the people.
Banyarwanda , Banyarwandakazi, nshuti z’u Rwanda
Kuri uyu munsi tariki ya 31 Ukuboza 2016, mw’izina ry’Ishyaka FDU-Inkingi n’iry’umuyobozi waryo Madamu Victoire Ingabire Umuhoza uhejejwe mu munyururu ku bw’akamama, no mw’izina ryanje bwite, ndagira ngo mbifurize Umwaka Mushya Muhire wa 2017. Muzawugiremo amahoro n’uburenganzira bwanyu bwose bw’ikiremwamuntu buzatuma mushobora kwinyagambura mugashobora gusubira i bumuntu.
Mu gihe turangiza uyu mwaka, ni ngombwa gusubiza amaso inyuma tukareba aho tuva n’aho tujya, ibyatubayeho uyu mwaka n’ibyo duteganya gukora umwaka utaha, kugira ngo u Rwanda rube igihugu cyubahiriza amategeko n’uburenganzira bw’ikiremwa-muntu, gitanga amahwemo mu baturage bacyo, ntihagire uvutswa utwe; igihugu kirangwa na demokarasi isesuye, ishingiye ku mashyaka menshi; igihugu kirangwa n’ubutabera bwigenga budakorerwamo n’abanyapolitiki cyangwa abayobora inzego za gisirikari n’iz’umutekano, abanyarwanda bakareshya imbere y’amategeko; igihugu kitagira ivangura iryo ari ryo ryose, igihugu cyumva kandi kikimakaza ugushyikirana n’ubwiyunge nyabwo bw’Abanyarwanda, igihugu gikangurira Abanyarwanda kubahana hagati yabo kandi bakubaha n’abandi, ntihagire ukandamizwa cyangwa ngo azire ubwoko bwe, akarere akomokamo cyangwa amateka ye.
Rwandaises, rwandais,
Six ans se sont écoulés  depuis que notre Présidente a été arbitrairement arrêtée et injustement condamnée. Elle fut emprisonnée alors qu’elle était porteuse d’un message de son parti; un message de :
–          paix
–          droit à la liberté de pensée, de conscience pour chaque rwandais;
–          droit à la liberté d’opinion et d’expression et de participation au développement du pays;
–          respect mutuel et d’empathie entre les rwandais, de droit au deuil et de sépulture non discriminatoires;
–          liberté d’entreprenariat y compris le droit du paysan d’exploiter raisonnablement son lopin de terre au profit de son ménage;
–          droit de participer à la gouvernance du pays et de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis, et d’accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.
Alors  que le parti-Etat FPR prétend qu’il  bénéficie du plein soutien  du peuple, il fait tout pour éviter des élections libres et transparentes; au moment où le gouvernement du FPR mène une diplomatie offensive en vue de la mise en application de la clause de cessation  de réfugié pour les  rwandais et fait tout ce qui est dans ses pouvoirs pour les forcer à rentrer en recourant mêmes aux manœuvres machiavéliques pour les déstabiliser dans les pays hôtes; tout en invitant les rwandais de la diaspora de ne pas continuer à faire la politique à l’étranger et de rentrer pour contribuer au développement du pays; ceux qui se décident et réussissent à rentrer au pays pour y faire la politique sont persécutés, torturés pour les forcer à adhérer au parti FPR, jetés en prison , kidnappés et faits disparaitre ou assassinés.
Le moment du changement c’est maintenant,
Fin 2015 les rwandais se sont vu imposés un referendum sur le changement de la Constitution par une mises en scène folklorique de pétitions orchestrée par le FPR et ses partis fantoches. La modification de la Constitution fait une exception pour le général Paul Kagame et l’autorise à briguer un autre mandat de sept ans jusqu’à 2024. Après ces sept années, Paul Kagame pourrait alors se présenter encore pour deux mandats de cinq ans chacun, ce qui étendrait son régime totalitaire et répressif jusqu’en 2034.  Les Partis de l’opposition et les amis du Rwanda ont décrié et condamné ces manœuvres de mauvais augure qui ne peuvent que conduire à l’instabilité future au Rwanda. Mais le gouvernement du FPR continue de faire la sourde oreille.
La question des terres enlevées aux paysans est également très inquiétante et continue d’accroître les tensions entre les Rwandais venus de l’extérieur et ceux qui étaient restés au pays. Les paysans sont spoliés de leurs terres au profit des dignitaires du régime et leurs acolytes qui réinstallent progressivement  le système de servage. Le cas le plus récent est celui de Rubavu. En plus les agriculteurs sont forcés da pratiquer la monoculture et ne peuvent utiliser leurs plantations avant la récolte pour la commercialisation auprès des centres de vente imposés par le FPR qui achètent les produits agricoles aux prix dérisoires. Ceci a provoqué des famines chroniques au Rwanda que les paysans eux-mêmes dénomment « NZARAMBA » (pérennes), mêmes dans les régions autrefois réputées être des greniers du pays comme le Bugesera, le Mutara et même le Nord-Ouest du Pays. Ceux qui se refusent de pratiquer des cultures imposées se voient leurs cultures arrachées, et des fois ils sont battus à mort par des autorités locales (Exécutifs) sous prétexte qu’ils entravent la réalisation de leurs contrats de performances (Imihigo). Ce n’est pas non plus rare que des services de sécurité tirent sur des affamés et les tuent sous prétextes qu’ils sont des voleurs de récoltes, comme si la justice n’existait plus. Pourtant la peine de mort a été , officiellement , abolie au Rwanda.
Au moment où le gouvernement du FPR prétend que la promotion de  santé publique  bat son plein, beaucoup de rwandais sont incapables de payer les “mutuelles” à cause de leur pauvreté. Ici aussi on enregistre plusieurs cas de mortalité dus aux coups et blessures à ceux qui, prétendument ,  font obstacles aux contrats de performance des autorités locales et DASSO (District Administration Security Service Organ);  même ceux qui sont solvables ne trouvent pas les médicaments prescrits par les médecins car les centres de santé et les hôpitaux sont dans une rupture structurelle de stocks.
Dans le domaine de l’éducation, le FPR avait promis l’enseignement primaire gratuit, mais beaucoup d’enfants ne peuvent pas fréquenter l’école alors qu’ils vivent dans la misère et n’ont rien à manger. Ceux qui réussissent à aller à l’école ne reçoivent pas la formation adéquate à cause des classes surpeuplées, des enseignants mal payés préoccupés par leur survie, et le manque d’équipement et de matériel scolaires qui sont les privilèges des écoles privées dans la nomenclature du FPR. La médiocrité de cette formation se traduit par le chômage des jeunes ayant même des diplômes de formation technique et universitaires ; ceci se reflète aussi au niveau de la dévalorisation des diplômes des écoles rwandaises qui ne permettent pas aux lauréats d’être compétitifs à l’étranger.
L’essor de libre entreprenariat des rwandais est handicapé par de multiples contributions aléatoires et imposées par et pour le FPR. Lorsque ces contributions ne sont pas versées, les commerçants se voient écartés des marchés publics au Rwanda déjà accaparés par les sociétés du FPR comme Tristar et Crystal Ventures.
Alors que les écoles et les hôpitaux souffrent de manque de fonds pour l’équipement, alors que les étudiants ne reçoivent pas leurs bourses (minerval), alors que les enseignants sont trop mal payés,  le FPR fait la course aux armements, non pour assurer la sécurité et la souveraineté nationales,  mais pour soumettre et lutter contre sa propre population comme une force d’occupation. L’armée et les services de sécurité ne sont plus au service du peuple mais au service des gouvernants et pour la pérennisation de la dictature en place.
La crise rwandaise exige la contribution et la participation de toutes les forces vives du pays. Le pouvoir en place a donné une fin de non-recevoir le dialogue avec les forces de l’opposition. Il se contente des rencontres nommées UMUSHYIKIRANO où participent les membres du FPR et ses acolytes pour passer la longueur des journées à louer et vénérer le Président Kagame.  Ce n’est pas dans ce genre de folklore que peuvent se faire des débats contradictoires qui devraient inspirer le pouvoir en place pour réorienter ses politiques.
Le FPR ne changera jamais sa nature dictatoriale. Nous avons tout fait pour le ramener à la raison, mais il reste muet à nos appels, mêmes les pionniers du FPR ont fini par quitter son navire qui va à la dérive. Nous avons prouvé sur tous les aspects que le dialogue est la seule voie susceptible d’éviter au pays d’autres guerres ; dans tous les cas le dialogue coute toujours moins cher que la guerre.
Les rwandais doivent comprendre qu’ils doivent eux-mêmes tout faire pour revendiquer et arracher leurs droits et libertés. Ils ne doivent pas continuer à se laisser opprimer par le FPR comme par une force d’occupation dans leur propre pays.
C’est pourquoi nous avons décidé avec d’autres Partis et organisations politiques de créer une Plateforme constituée par une large coalition de partenaires clés de la société Rwandaise, issus de tous les groupes ethniques (Hutu, Tutsi et Twa) et de toutes les régions du Rwanda, et qui ont un parcours historique diversifié. Nous sommes décidés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre en place des mécanismes constitutionnels et des arrangements institutionnels de gestion du pouvoir, ainsi que des services de sécurité qui rassureraient et sécuriseraient tout un chacun, afin de mettre fin aux flux de réfugiés et aux différentes formes de frustrations et de rébellions qui en découlent ; ainsi que d’assurer des mécanismes qui garantissent la séparation des pouvoirs.
En ce qui concerne les élections prévues en Août 2017, en tant que parti d’opposition, nous les considérons comme une mise en scène et n’en attendons pas grand-chose. La consécration du président en place pour lequel le changement de la constitution a été taillé sur mesure est une réalité incontestable. Les manœuvres qui en sont à la base produiront le même résultat et les mêmes effets, d’autant plus que c’est la personne qui entre en lisse qui établit les règles du jeu, met en place la commission électorale et commande toutes les forces de sécurité qui en assureront l’ordre.
Si le pouvoir en place n’est pas en mesure de laisser les rwandais le droit de prendre part à la direction des affaires publiques et de choisir librement ses dirigeants, alors nous appelons le peuple rwandais à se battre pour sa souveraineté, car la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics.
Nous souhaitons à vous tous un heureux nouvel an 2017 qui va  nous permettre de nous libérer pour recouvrer nos droits ; qu’il nous soit prospère et nous apporte plus de justice et d’équité sociale, une réelle et effective réconciliation entre toutes les composantes de notre société, et qu’il soit une année d’ouverture pour permettre à tous les réfugiés de rentrer.
Nous espérons que l’an 2017 apportera à tous les rwandais le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat,  de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays sans autres conditions ou entraves.
Ensemble nous vaincrons.
Fait à Bruxelles le 31 décembre 2016
Bukeye Joseph
Deuxième Vice-Président des FDU-Inkingi
jbukeye11@yahoo.fr

FDU-Message.Nouvel-an-2016.FRDear Rwandans,
Six years have passed since our Party Chairperson, Ms. Victoire Ingabire Umuhoza, was arbitrarily arrested and unjustly sentenced. She was imprisoned as she was carrying a message from her party to the Rwandan people; a message about:
–  peace
– the right to freedom of thought and conscience for every Rwandan;
– the right to freedom of opinion and expression and participation in the development of the country;
– mutual respect and empathy between Rwandans, with the right to bereavement and non-discriminatory burial;
– freedom of entrepreneurship, including the right of the farmer to use his/her farm reasonably for the benefit of his/her household;
– the right to participate in the governance of the country and to take part in the conduct of public affairs in his/her country, either directly or through freely and fairly elected representatives, and the right to equal opportunity in accessing to public service in the country.
While  the party-state Rwandan Patriotic Front (RPF) claims that it enjoys the full support of the people, it continues to do everything in its power to avoid free and transparent elections; at a time that the RPF government conducts a robust diplomatic campaign to obtain a cessation clause for Rwandan refugees and does everything in its power to force refugees to return home, including the use of  Machiavellian tactics of  destabilizing them in their host countries; while inviting Rwandans from the diaspora to stop doing  politics abroad and to return home to contribute to the development of the country, those who dared respond to the invitation to return home and do politics in the country are persecuted, tortured to force them to join the RPF party, thrown into prison, kidnapped and made to disappear or murdered.
The moment of change is now,
At the end of 2015 a referendum was imposed on the Rwandan people to change the Constitution by a folklore set of petitions orchestrated by the RPF and its satellite political parties. The amendment to the Constitution made an exception for General Paul Kagame to allow him to seek another term of seven years until 2024. After these seven years, Paul Kagame could then still stand for two more terms of five years each, making it possible for him to extend his totalitarian and repressive regime until 2034. The opposition parties and friends of Rwanda have denounced and condemned these manoeuvres which augur badly for the future stability of Rwanda. But the RPF government continues to turn a deaf ear to warnings.
The issue of the lands which have been taken away from the peasants is also very worrying and continues to exacerbate tensions between former refugees who returned home in the 1990s and the people who never fled the country. The peasants were deprived of their lands for the benefit of the regime’s dignitaries and their acolytes who are gradually re-establishing the old style feudal serf system. The most recent case is that of Rubavu District. In addition, the farmers are forced to practice monoculture and are not allowed to eat their food crops before they have been harvested them and sold them to government designated cooperatives which buy the agricultural products at derisory prices. This has caused a chronic famine in Rwanda that has been nicknamed by peasants as “NZARAMBA” (perennial), even in areas formerly known as the bread basket of the country such as Bugesera, Mutara and the northwest of the country. Those who refuse to plant imposed crops have had their crops uprooted. People are sometimes beaten to death by local authorities on the pretext that they hinder the realization of authorities performance contracts (Imihigo) signed with the government. It is not rare to see security service agents shooting to death hungry people on the pretext that they stole food crops, as if justice no longer exists in Rwanda. As a matter of fact, the death penalty was officially abolished in Rwanda.
At a time when the RPF government claims that healthcare coverage is in full swing, many Rwandans are unable to pay their health insurance commonly known as “mutuels” due to poverty. Here, too, there are several instances of mortality due to beatings and injuries to those allegedly obstructing local authority performance contracts and District Administration Security Service (DASSO); Even those who can afford the cost of their health insurance do not find medicines prescribed by doctors because healthcare centres and hospitals are structurally short of medicines.
In the field of education, the RPF promised free primary education, but many children cannot attend school because they live in poverty and have nothing to eat. Those who manage to go to school do not receive good education because of overcrowded classes, poorly paid teachers more concerned about their survival, and due to lack of school equipment and scholastic materials that have become the privilege of private schools in the RPF nomenclature. The mediocrity of this education translates into higher unemployment rates among young people, even those with vocational and university degrees; this is also reflected in the devaluation of the school certificates and education awards given by Rwandan schools which do not allow the laureates to be eligible to pursue their studies in universities outside Rwanda. They are often obliged to take university access courses.
The rise of the free enterprise of the Rwandan people is handicapped by multiple contributions improvised by and for the RPF. When these contributions are not paid on time, traders are excluded from public procurement tenders, which are already taken over by RPF companies such as Tristar and Cristal Venture.
While schools and hospitals suffer from lack of funds to buy equipment, while students do not receive their scholarships, while teachers are paid too little, the RPF is in armaments race, not to ensure national security and sovereignty, but to subdue and fight against its own population as an occupation force. The army and the security services are no longer in the service of the people but in the service of the rulers and to ensure the perpetuation of the dictatorship in place.
The Rwandan crisis requires the contribution and participation of all of the active forces of the country. The regime in power in place has shown that it is not interested in the dialogue with the political opposition. It is satisfied with the meetings named UMUSHYIKIRANO in which the members of the RPF and its acolytes participate and spend most their time praising and venerating President Kagame. It is not in this kind of folklore that there can be an open and frank debate which should inspire the power in place to reorient its policies.
The RPF will never change its dictatorial nature. We have done everything to bring the regime to its senses, but it remains silent to our calls, even the RPF pioneers have ended up leaving the ship, which is drifting away. We have proved on all aspects that dialogue is the only way to avoid other wars in the country; In any case dialogue is always cheaper than war. Rwandans must understand that they themselves must do everything they can to claim and get their rights and freedoms. They must not continue to be oppressed by the RPF, which looks like an occupation force in their own country.
This why with other parties and political organizations we have decided to create a Platform composed of a broad coalition of key Rwandan partners from all ethnic groups (Hutu, Tutsi and Twa), from all regions of Rwanda, and with a diverse historical background. We are determined to do everything in our power to put in place constitutional mechanisms and institutional power arrangements, as well as security services that would reassure and secure everyone. We are confident that these mechanisms will put an end to the flow of refugees and the various forms of rebellion that result from the absence of such mechanisms. We will also ensure that there is a separation of powers.
With regard to the elections scheduled for August 2017, as an opposition party, we regard them as stage managed and do not expect much from them. The consecration of the incumbent president for whom the change of the Constitution has been tailored to fit the purpose is an indisputable reality. The underlying manoeuvres will produce the same results and the same effects, especially because the person who is entering the race is the one who establishes the rules of the game, sets up the electoral commission and commands all the security forces that will ensure law and order during elections.
If the ruling power is not able to let the Rwandan people have the right to take part in the management of public affairs of the country and to choose their leaders freely, then we call upon the Rwandan people to fight for their sovereignty. The will of the people is the foundation of public authority.
We wish you all Happy New Year 2017! May it enable you to free yourself and recover your rights; may it bring you prosperity, more justice and social equity, a real and effective reconciliation between all the components of our society; may the New Year bring conditions that are conducive for refugees to voluntarily return home. We hope that the year 2017 will give all Rwandans the right to move freely and to choose their residence within the country as well as the right to leave any country, including their own, and to return to their country without any other conditions or hindrances.
Done in Brussels, Belgium, on December 31, 2016
Bukeye Joseph
2nd Vice President of FDU-Inkingi
jbukeye11@yahoo.fr
FDU-Message.Nouvel-an-2016.ENBanyarwandabanyarwandakazi, Nshuti z’u Rwanda,
Imyaka irashize ari 6 umukuru w’ishyaka ryacu afungiwe akamama, azira ko yaje avuga ibitekerezo bijyanye n’amatwara n’ingamba ishyaka ayobora ryari ryamuhaye ari byo:

  • amahoro ;
  • kwishyira ukizana kwa buri munyarwanda;
  • guha umunyarwanda uburenganzira busesuye bwo gutanga umuganda w’ibitekerezo byafasha u Rwanda gusugira rugasagamba rugatera imbere;
  • kubahana hagati y’abanyarwanda, buri muntu akumva akababaro k’undi, buri wese agashobora kuririra uwe watwawe n’amahano yagwiriye u Rwanda, abantu bose bagashyingurwa mu cyubahiro nk’uko umuco nyarwanda ubidusaba, nta vangura iryo ariryo ryose;
  • umuturage agahinga ibyamugirira akamaro kugira ngo isambu ye itunge kandi ikenure urugo rwe;
  • buri munyarwanda akagira uruhare mu kwihitiramo abayobozi kandi agashobora guhatanira umwanya w’ubutegetsi abona ukwiranye n’ubushobozi bwe.

Mu gihe ubutegetsi bwa FPR bwirirwa bwirarira ko ari bwo bukunzwe n’abaturage ariko bugatinya ipiganwa n’amatora adafifitse; mu gihe busaba abanyarwanda bose kuva mu buhungiro bagatahuka, abashaka gufatanya kwubaka igihugu ntibakomeze gukorera politiki i Shyanga; abiyemeje kuza kugira uruhare rwa politiki bose batabikoreye mu kwaha kwa FPR, barazwa rwantambi ngo binjire ku ngufu mw’ishyaka rya FPR, bamwe bagakubitwa bagakorerwa iyicwarubozo, abandi bagafungwa cyangwa bagatorongezwa, abandi bakarigiswa cyangwa bakicwa, abandi bakimirwa kugera mu gihugu.
Igihe cy’Impinduramatwara kirageze.
Mu mpera z’umwaka wa 2015 abanyarwanda bahatiwe guhindura Itegekonshinga binyuze mu ikinamico ryakozwe na FPR kugira ngo ibone uko iguma ku butegesti, ibimburiwe imbere na Prezida Kagame. Iryo tegekonshinga n’andi ashamikiyeho barikoreye Perezida uriho, kugira ngo akomeze ategeke ubuziraherezo nk’aho ingoma ya cyami yongeye guhabwa intebe. Ntako amashyaka atavuga rumwe na FPR, cyane cyane afite abayoboke hanze, atagize kugira ngo agerageze kwerekana ko iyo nzira FPR yafashe ari ukuroha igihugu. Na bimwe mu bihugu by’inshuti byateye akamo ariko ubutegetsi buvunira ibiti mu matwi.
Abaturage baramburwa amasambu yabo hirya no hino mu gihugu nka  za Rubavu, akegurirwa abategetsi na bene wabo barimo kugarura ibikingi buhoro buhoro. Imyaka y’abaturage irarandurwa, umuntu ntaramirwe n’ibyo yahinze, bakamuhingisha ku itegeko icyo adashaka kandi yajya kugurisha ibyo asaruye aho FPR yategetse kugurisha, bakamuha igiciro cya ntica ntikize. Kubera izo mpamvu zose inzara abanyarwanda biyitiye  “NZARAMBA” iragarika ingogo hirya no hino, nka za Bugesera,  mu Mutara, mu majyaruguru y’uburengerazuba bw’igihugu n’ahandi, nyamara hahoze ari ibigega by’igihugu. Hari abayirokoka bakijijwe no gusabiriza, cyangwa guhakwa bityo bakayoborwa buhumyi. Abatabyemeye barakubitwa ku manwa y’ihangu abanyantegenke bikabaviramo kwitaba Imana. Iyo nzara yanabaye urwitwazo rw’urugomo, aho inzego zishinzwe umutekano zirasa amanywa y’ihangu abaturage bikitirirwa ko bafatanywe ibyo kurya bibye, nk’aho nta bucamanza bubaho bwabanza kubakatira igihano kibakwiye. Ubutegetsi bwarangiza ngo igihano cyo kwicwa cyavuyeho !
Mu gihe bavuga ngo ubuvuzi bwateye imbere, abaturage ntibabona uko bishyura Mitiweli kubera ubukene, n’ababishoboye ntibabona imiti bandikiwe. Abadashoboye kwishyura Mitiweli basigaye bakubitwa, dore ko hari n’abapfa bazize inkoni za ba Gitifu bashishikajwe no kwerekana ku bageze ku mihigo FPR yabategetse cyangwa biyemereye.
FPR yabeshye abanyarwanda ko abana bose bazigira ubuntu, ariko abenshi ntibashobora kujya ku ishuri kuko baba baburaye, abagiyeyo nabo ntibigishwa bihagije ku buryo buzabagirira akamaro kubera ko abarimu b’amashuri atari ayigirwamo n’abana b’abategetsi badahembwa imisharara ikwiranye n’imirimo bakora, ugasanga nabo ubwabo baba bahangayikishijwe n’amaramuko aho kwibanda mu kwongerera abana ubumenyi. N’abihanganye bakigisha ntibabona imfashanyigisho zihabwa amashuri arimo abana b’abategetsi n’abanyamafaranga. Abarangije nabo ntibabona akazi gakwiranye n’impamyabumenyi bafite cyangwa bakakabura kubera ko impamyabumenyi ntaho ihuriye n’impamyabushobozi. Birababaje kubona umubare w’urubyiruko rufite izo mpamyabushobozi batagira akazi batanashobora no kujya kugashaka hanze y’igihugu, kubera ko impamyabushobozi zabo zidafite agaciro gahagije mu mahanga.
Abikorera ku giti cyabo baracuzwa udufaranga baba babonye biyushye akuya, ngo nibatange imisanzu ya FPR itagira uko ingano ihimbwa buri munsi. Abatayitanga ntibongera kubona amasoko ya Leta, n’ubwo nayo yabaye uruguma kubera kwihalirwa na sosiyete za FPR nka TRISTAR na CRYSTAL VENTURE.
Ubutegetsi bwa FPR bwirirwa bugura intwaro za rutura aho kugurira ibitaro n’amavuriro ibikoresho, aho gushakira abarimu agahimbazamusyi no gufasha amashuri n’abana batishoboye kugira ngo ubumenyi busakazwe hose. Biteye isoni kubona abanyeshuri bafungwa cyangwa bakagomba guhunga kubera ko basabye gusubizwa imfashanyo Leta yabageneraga (minerval). Nyamara ibyo bitwaro si ibyo kurinda ubusugire bw’igihugu ahubwo ni ibyo kwikora munda, gukumira, guhonyora no kurasa abanyarwanda. Inzego z’umutekano zabaye izo guhungabanya umutekano w’abaturage, zabaye iz’abari ku butegetsi, ntizikiri iz’Igihugu.
Ibibazo Urwanda rufite bikeneye ko abanyarwanda bicarana bakabiganiraho, bitari biriya bita “Umushyikirano” bimeze nko kwikirigita bagaseka. Uwo mushyikirano, ugizwe n’abantu ba FPR cyangwa abayishyigikiye, wabaye urubuga rwo kuza gukeza no kwamamaza umukuru w’igihugu abantu barushanwa kumurata ibigwi. Ntushobora kuganira n’abakwambaza ngo ukeke ko hari impaka nyazo zubaka (débats contradictoires) zishoboka.
FPR ntiteze guhindura kamere yayo. Ntacyo tutakoze kugira ngo abantu bicarane baganire n’abatavuga rumwe nabo, abayobozi ba FPR bakavunira ibiti mu matwi. Iki gihe cyose tumaze ntitwazuyaje kwereka ubutegetsi bwo mu Rwanda ko uburyo bwonyine bwo kwirinda indi ntambara ari ukubahiriza uburenganzira bw’abanyarwanda. Abanyarwanda nabo nibumve ko uburenganzira buharanirwa. Niba FPR ikomeje kugundira ubutegetsi no kubukoresha ikandamiza  abadafite ibitekezo nkayo, igihe kirageze ko abo baturage  bareka kuba ingaruzwamuheto, bagaharanira uburenganzira bwabo.
Ni yo mpamvu, hamwe n’andi mashyaka ari muri plateforme igizwe n’Abanyarwanda b’ingeri zose kandi b’amoko yose (Abahutu, Abatutsi n’Abatwa) baturuka mu turere twose tw’u Rwanda, kandi baranzwe n’amateka atandukanye yacu nk’Abanyarwanda, twiyemeze gukora ibishoboka byose kugira ngo dufashe abanyarwanda gushyiraho itegekonshinga, inzego z’ubutegetsi n’iz’umutekano zumvikanweho ku buryo zirengera, zigatanga icyizere n’ihumure ku Munyarwanda wese, bityo bigaca burundu ikibazo cy’impunzi gikurura amakimbirane n’imitwe y’ingabo iharanira kuvanaho ku ngufu ubutegetsi bw’igitugu; kandi hagashyirwaho uburyo butuma buri rwego rw’ubutegetsi rwigenga ntiruvogerwe.
Amatora ateganijwe muri uyu mwaka wa 2017, nk’ishyaka ritavuga rumwe n’ubutegetsi, ntacyo tuyatezeho, kuko ari umurimbo. Amatora yararangiye igihe itegekonshinga ryavugururwaga rikimika prezida uriho. Uko iryo vugururwa ry’itegekonshinga ryakozwe mu kintu kimeze nk’ikinamico, ni nako iyo ngirwa matora izagenda. Nta matora ashoboka igihe uwiyamamaza ari nawe ushyiraho uburyo amatora agomba kugenda. Amatora nyayo yaba ari uko FPR ifashwe nk’andi mashyaka aharanira ubutegetsi, abashinzwe gutegura ayo matora kimwe n’inzego z’ubutegetsi n’umutekano bakaba ntaho babogamiye. Ubu si ko bimeze kandi ngirango nyir’amaso yerekwa bike ibindi akirebera.
Niba ubutegetsi budashyize mu gaciro ngo buhe urwinyagamburiro abanyarwanda mu kugena imitegekere n’abategetsi bibonamo, duhamagariye Abanyarwanda gukaza umurego kugira ngo tubone uko twigobotora iyo mitegekere idahwitse. Ni twebwe ntawundi uzabidukorera kuko ak’imuhana kaza imvura ihise.
Tubifurije Umwaka Mushya Muhire wa 2017, mukava i buzimu mukajya i buntu; uzababere uw’impinduka n’imigisha myinshi, uw’ubutabera, ubwiyunge no gusangira umutungo w’igihugu, uw’ubwiyunge n’abaturanyi, no guha icyizere abagiye guhezwa i mahanga.
Twese hamwe tuzatsinda.
Bikorewe i Buruseli mu Bubiligi, ku itariki ya 31 ukuboza 2016
Bukeye Joseph
Visi-perezida wa Kabiri w’ishyaka FDU-Inkingi.
jbukeye11@yahoo.fr
FDU-Message.Nouvel-an-2016.Rwa

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